Tourisme et culture

La Source aux Lamantins jouxte la rôneraie de Sambadia classée dans le patrimoine de l’UNESCO. C’est un lieu d’observation de la nature, un lieu de rêve pour les ornithologues, les observateurs d’étoiles et les botanistes. Nous vous proposons des ballades en pirogue le long des bolongs ourlés de mangrove, des randonnées pédestres ou à cheval dans la forêt avec des guides formés en collaboration avec l’UICN , les pêcheurs pourront être accompagnés par des moniteurs qui leur montreront les meilleurs coins !

 

Excursions

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Historique

La petite histoire du Sénégal

Le Sénégal tient son nom d’un quiproquo, des pécheurs remaillant leurs filets au bord de la plage près de leur pirogue, des étrangers, probablement des Portugais,«c’est quoi ça?», «notre pirogue» en wolof «se nou gaal». D’un point de vue géologique, c’est un plateau sédimentaire qui lors de la dérive des continents a subit un épisode tectonique important en témoigne le phare des Mamelles, un volcan éteint, les falaises de Thiès et les contreforts du fouta Djalon au Sénégal oriental. Au plan géographique, le courant du golf Stream donne à la presqu’ile du cap vert un climat très frais de novembre à mai, un atout précieux pour le tourisme.

La petite histoire du village

Le village de Djilor, « j’ai choisi » en Sérère, à été fondé au 16ème siècle par Djidiack selbé Faye, prince, fils du roi du Sine Birame Dhiarhère « bour sine ». Il avait des pouvoirs mystiques avérés, en effet, il avait gagné avec sept hommes seulement la bataille de Kandicounda un marabout venant du village du même nom dans l’actuelle Gambie qui voulait islamiser le Sine. Le Bour au pouvoir, Hama Diouf, ne lui donne pas la récompense promise, une partie du royaume du sine et ce différent le contraint à s’exiler dans le Saloum ; d’abord à Djilor Djonick sous la protection du roi Ballé N’dao plus connu sous le nom de Ballé Ndougou. Il emploie ses pouvoirs mystiques pour « arrêter la pluie » dans le royaume du sine, ce qui contribue ,comme prévu, après consultation des saltigués (devins)par le Bour , à une requête du roi auprès de Djidiak qui lui exige en échange  » l’endroit qu’il a choisi ».

Djilor est ainsi fondé en 1530. Dans la tradition, Djidiak n’est pas mort, il a simplement disparu comme il l’avait dit à ses enfants « je serai là ou vous trouverez mes chaussures et mon chapeau, vous ferez des libations en mon honneur et à mes descendants ». Un jour les enfants de Djidiack ont trouvé ses chaussures et son chapeau près d’un arbre N’gane (ficus) et depuis lors, des libateurs ou « sacuurs » sont nommés et procèdent aux libations en l’honneur de Djidiack, le lundi et le jeudi.

Léopold Sédar Senghor

C’est à Djilor, en plein terroir Sérère qu’a en partie grandi Léopold Sédar Senghor, le « Poète Président ». Outre cet aspect historique qui lui a redonné sa célébrité d’antan lors des funérailles du fils du village, Djilor est une localité à passer visiter si vous prévoyez de rester plusieurs jours dans le Sine Saloum. La vie rurale y est plus que jamais la règle dans ce village qui ne vit que grâce à l’agriculture et à la pêche artisanale.

Pour écouter quelques poèmes de Léopold Sédar Senghor:

Les contes de Leuk-le-lièvre

Pas de veillée africaine sans les contes, dits par les anciens qui utilisent ces derniers pour tirer des leçons de la journée écoulée ! Cette tradition se perd depuis l’avènement de la télévision et c’est bien dommage ! A la Source aux Lamantins, nous ne voulons  pas perdre les savoirs faire oubliés, c’est pour cela que nous avons restitué sur tout le site la magie du conte en mettant des personnages, des fixés sous verre et des livres inspirés de « La belle histoire de Leuck le lièvre »  crée par L.s. Senghor et A. Sadji.

Pour écouter les contes de Leuk-le-lièvre:  

      Leuk-le-lievre

Cuisine Sénégalaise

Le Yaboy

Savez-vous pourquoi le yaboy est plein d’arrêtes ? Le Yaboy était le plus beau et le meilleur des poissons, il se vantait et était arrogant d’être ce qu’il était, le plus prisé des poissons…. Il a été puni en devenant le poisson plein d’arrêtes qu’il est à présent et que l’on jette parfois sur les plages.
Parcourrons à présent les plats sénégalais à travers la tradition.

Le Miss

Chaque année, avant l’hivernage et les semailles, les sérères célèbrent le miss, il s’agit d’une chasse collective faite par les hommes dans les environs de Djilor.

Les hommes partent dès l’aube en tenue camouflée (ils se mettent des feuillages et se tatouent) à la chasse avec les chiens.  Ils passent toute la journée à chasser en mettant le feu aux broussailles pour lever le gibier.  Ils reviennent à la tombée de la nuit, accueillis par les femmes, les enfants et les sages.  A l’orée du village, ils chantent et le tamtam leur répond.  Ils doivent taper de leur bâtons , faire un vœu et prendre une feuille sur l’arbre sacré de leur lignée placé à l’orée du village.  Ils se restaurent d’abord avec des plats préparés par les femmes de leur famille, des gâteaux, des nougats et des boissons sucrées.

Après cela, après force commentaires et plaisanteries au sujet de leur chasse, tout le village se rend en procession et chansons initiatiques sur la place du village. Il s’ensuit des danses d’initiés qui rappellent que la terre est du genre féminin et qu’il faut la féconder.  Il s’en suit un discours du sathiour, celui qui fait les libations dans le sanctuaire de Djidiack Selbé Faye et du Diaraf ou chef du village et tout le monde rentre à la maison pour manger du Mboum ou Nébeday.

Le produit de la chasse est partagé le lendemain à l’ensemble des familles du village. La feuille prise sur l’arbre sacré sera mélangée aux semences lors des semailles.

Le Yobal

Lorsque vous assistez à une fête, il est de bon ton d’offrir au départ des convives un « petit quelque chose » pour les enfants, cela peut être des fruits, des beignets, du couscous.  A contrario, si vous résidez chez des amis et qu’ils vous préparent votre yobal sans que vous l’ayez demandé, c’est qu’il est temps pour vous de rentrer.

A la Source aux Lamantins, nous offrons un « yobal » aux invités que nous regrettons de voir partir.

Le yekeul

Dans la tradition sénégalaise, le « kilifeu » ou chef de famille, ou patron, ou beau père ou que sais-je plus important que vous, ne se déplace que rarement. Il est de bon ton de lui envoyer de temps en temps et lors de certaines fêtes, en particulier lors de la Tamkharit, le nouvel an musulman, où c’est obligatoirement du couscous, des plats préparés en son honneur.  Le « yekheul » doit être beau et bon. On l’enverra par la jeune fille de la famille dans des plats joliment assortis entourés des plus beaux linges de table.

Le « yekeul » est aussi un moyen de partager une fête religieuse avec des parents et amis qui n’ont pas la même confession que vous. Le « yekeul » contribue donc à la cohésion sociale et au dialogue inter religieux.  La maîtresse de maison qui reçoit le « yekkeul doit », de préférence, rendre séance tenante les plats nettoyés et garnis symboliquement avec le « pass » à la jeune fille pour son retour à la maison.

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